.:¨¨¨:.:¨¨¨:.:¨¨¨:.:¨¨¨:.:¨¨¨:.:¨¨¨:.Invasion en bonne et due forme de la scène parisienne.:¨¨¨:.:¨¨¨:.:¨¨¨:.:¨¨¨:.:¨¨¨:.:¨¨¨:.

Invader a posé sa millième sentinelle dans les murs de la capitale. Un article lui est consacré dans le journal Libération deux jours avant que celui-ci envahisse de manière définitive les locaux de la rédaction, en réalisant un space invader géant, hackant le logo du quotidien. Il est ensuite visiblement passer en salle d’impression et à laissé sa marque sur le numéro du lendemain.

 

Une exposition de l’artiste a lieu jusqu’au 2 juillet dans deux galeries parisiennes : la Générale et la Galerie Le Fleuve. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le flyer dédié ci-dessous.

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Monsieur D


M. D est obnubilé par elle. Il tente désespérément de percer son secret. Il y a une main, il en est sûr, on aperçoit encore le vernis soigneusement appliqué sur trois des ongles, par déduction les autres doivent être peints mais l’angle n’est pas le bon.
Alors il tourne d’un quart de cercle sur lui-même; Il voit toujours la même chose, mais sent qu’il est plus près. Orange, il pense désormais que la couleur des ongles est orange, il entend la musique, il sent le vent sur son visage, l’odeur si particulière du jardin ; un court instant M. D a voyagé.
Il n’arrive pas à savoir quel temps il fait. Sa robe n’est pas mouillée mais elle a l’air de frissonner. M. D veut vérifier. Il cambre son dos de 30° et la soulève pour espérer voir un bout de ciel, mais le point de vue reste désespérément le même. Toujours le même, elle ne l’aide pas, elle ne l’aide jamais puisque malgré tous ses efforts, elle persiste à s’atténuer.
Personne ne sait qui elle est, lui sait qu’il la connaît. Pas au sens commun comme les gens l’entendent. Il la comprend, il lit ses humeurs, il se confit juste à elle.
Son énigme… il l’aime, elle l’accompagne et l’obsède.
C’est la déchirure qui coupe une partie du modèle qui lui fait mal pour elle. Elle n’est plus complète et ne le sera jamais plus, comme lui.
Alors il valse avec elle, dans sa main, 1, 2, 3, tente de changer inexorablement le point de vue ancré, 1, 2, 3, afin de découvrir sur ce papier d’argent un autre de ses secrets et 1, 2, 3…
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Podcast du 6 juin de gameblog

Le podcast est enfin en ligne, voir même en vidéo partagée. Le son étant de médiocre qualité sur le podcast, gameblog a décidé de diffuser gratuitement la vidéo de son podcast.

Pour ma part, j’ai bien aimé l’entrée en matière du débat tournant sur la vocabularistique étymologique de l’expression bien ou mal consacrée : « jeu vidéo » qui définie, à ce jour, ce nouveau média.

J’aime bien sinon, non-objectivement, la fin du podcast, car je tiens la cartouche (tant convoitée) dans la main!  Je récupère une NES courant du mois (plus que quelques jours…) et je pourrais enfin m’adonner aux ‘Ploufs’ de l’été.

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A la Gaité, la geekerie ça se paie!

Samedi après-midi, nous avons décidé de faire un tour dans ce qui se présente comme le temple de l’art digital, la Gaité Lyrique. Ce nouveau musée réhabilité propose une salle dédiée à l’expérience vidéoludique, je ne pouvais donc pas continuer de passer à côté. De plus, je venais d’apprendre que le musée possédait une librairie sous l’étendard du magazine Amusement!, pensant être encore en retard dans mes achats du trimestriel, je n’avais plus aucune raison de repousser l’inéluctable : Gaité Lyrique, me voilà!

La Gaité Lyrique accueillant un festival de musique, nous ne pouvions accéder à la salle d’exposition, la petite salle consacrée aux jeux vidéo étant ouverte, nous décidons d’y jeter un ou deux yeux. L’espace dédié est assez exigu, de petits pans de mur accueillent de part et d’autre des écrans, les assises proposées aux joueurs présentent un design intéressant quant à l’optimisation de l’espace. Les jeux proposés sont surtout des jeux au gameplay extraordinaire ; tapis DDR, kinect… beaucoup d’enfants rôdent dans cet espace de gratuité ludique, caché derrière un pan de mur une grand-mère et son petit fils jouent manette de xbox en main.

Le centre de ressource, est un open space intéressant proposant des visualisations d’œuvres et de reportages dans d’étranges modules roses. Des étagères proposent des périodiques liés à la cultures de ces nouveaux médias et des ouvrages plus spécifiques sur ce même thème. En plus d’un accès gratuit au wifi, un coin lecture au sol est même proposé. De quoi m’appâter pour longtemps (surtout si j’ajoute à cela le Coca servit au verre à 2€50).

A l’extérieur du bâtiment, juxtaposé à sa gauche, se dresse la librairie Amusement! elle porte un macaron estempillé « La Gaité Lyrique ». Plus une boutique qu’une librairie, vous est proposé un ensemble assez varié d’accessoires de ‘geekisation’ de votre quotidien. Au fond se trouve un petit espace consacré aux livres, l’étage accueillait ce samedi une exposition des travaux, réalisés en atelier, d’étudiants de l’Ensad, beaucoup offraient des objets quotidiens repensés majoritairement en technologie RFID ; un sac à main pense-bête ; une lampe torche sensible à vos mouvements, un réveil matin programmé à sonner au nombre d’heure dormi…
Dans le petit espace librairie, j’ai pu acheter l’intéressant ouvrage Alter Ego, Avatars and their creators de Robbie Cooper et un ouvrage de vulgarisation de Dominique Moulon, Art contemporain nouveaux médias. Je pense d’ailleurs avoir réalisé la seule bonne opération financière offerte par la boutique, puisque l’ouvrage importé avait un prix en deçà des conversions UK£/€ et US$/€ des deux devises indiqués par l’éditeur (peut-être une erreur du commerçant qui aurait inversé l’une et l’autre valeur avant d’affiché son prix en euro). Pour le reste, l’honnête commerçant ne mâche pas ses marges sur les produits accessoires geeks, puisque tout y est en moyenne de 3 à 4 fois plus cher que partout ailleurs. Ces prix m’ont d’ailleurs profondément choqué car honteusement au dessus du marché ; les bonbons aux différents référenciels vidéoludiques coûtent moins de 5€ à la Fnac et sont vendu ici à 16€ ; les pansements à l’effigie du héros du jeu vidéo Pac Man sont affichés dans la boutique à 29€ alors qu’on peut les trouver dans un magasin jouet club pour 5€ ; la custumisation de votre manette wiimote en légo est à 99€, prix conseillé 40$ une des plus jolies marges étant atteinte grâce à l’appareil photo légo qui coûte sur Amazon.com, 60$ et qui vous est généreusement proposé ici à 200€. Je tiens à préciser que même les boutiques tendances design pour touristes de Saint-Michel ne pratiquent pas de tels tarifs, d’ailleurs on notera qu’aucun prix n’est indiqué sur la page présentant les objets proposés par ‘le creative-store’ Amusement! sur le site internet de la Gaité Lyrique. Il est d’ailleurs noté ici que beaucoup de leurs produits sont introuvables ailleurs! (point de vue intéressant…)

Il y a donc un côté pile et face, à la Gaité Lyrique, je resterai donc bien au chaud dans le musée…

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Monsieur C


M. C sait. Il sait tout ce qui se passe autour de lui, même à ses alentours. M. C l’a deviné. Il a du flair et un beau ; M. C déniche, déterre… est à l’affut des complots.
Le Grand Complot, la fameuse Théorie, la Vraie, c’est lui qui l’a écrite.
Rien dans l’actualité ne lui échappe, il saisit le moindre petit indice ; un sourire crispé sur le visage placide du présentateur télé… un incident mineur au fin fond du pays… un témoignage poignant sur la crise du logement… la montée en bourse d’une marque de produit laitier. Tout pour lui a un sens et ensemble font sens. L’un se trouve être le déclencheur de quoi qui va chercher comment pour finir chez l’autre.
M. C agace les gens, car si lui sait les autres ne veulent pas savoir. Ils veulent avoir confiance en leurs dirigeants, ils ont peur du dérangement.
Ignorer, fermer les yeux, ça les arrange. Ils participent eux aussi au complot, ils sont ses complices. M. C les voit partout, ils ne sont pas cachés au milieu de la foule, ils sont la foule… ils l’encerclent, l’écrasent, le pressent, ils veulent le faire cesser. Mais M. C sait, le sait, et tout en le sachant continu à traverser la foule à la recherche de d’autres êtres savants, qui sauront avec lui.
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Mr MISS Splash! nouvellement sur Console Nintendo NES

Samedi s’annonçait comme une journée geek. En introduction, nous allions à Arcueil dans les locaux de MO5, vérifier l’état de fonctionnement de mon Atari 2600 récemment acquise. Puis sur l’initiative de Yaf, nous nous rendions à la fnac du Forum des Halles pour assister à l’enregistrement d’un podcast de gameblog, dont la diffusion est prévue pour le 6 juin prochain (j’aurais l’occasion de vous reparler du contenu de ce podcat dans un prochain billet).

Arrivés dans la salle très en avance, j’aperçois Alexis Blanchet, nous échangeons quelques mots et il me présente à Florent Gorges, second invité de l’émission radiophonique.
Avant le début de l’enregistrement, Julien Chièze (rédacteur de Gameblog et présentateur de l’émission du même nom sur DirectStar) nous coache sur la manière d’applaudir et nous enseigne la grammaire à respecter lors de l’enregistrement d’un podcast : nous sommes désormais une assistance avertie.
L’émission commence et Julien Chièze en présente les invités, deux autres rédacteurs de Gameblog portant les pseudonymes, Julo et TigerSuplex, ainsi qu’Alexis Blanchet, enseignant chercheur en cinéma et auteur des Pixels à Holywood et un auteur chercheur Florent Gorges, auteur de l’Histoire de Nintendo, dont le troisième volet vient de sortir.
Julien Chièze  annonce ensuite un concours, qui se déroulera pendant la durée du podcast, les spectateurs jaugés à la louche comme étant une centaine pourront s’affronter sur un Shooting Watch ; un jeu de MEIJIN Takahashi qui comptabilise le nombre de pression exercée par joueur sur deux boutons dans un temps limité. Le meilleur score remportera  une cartouche NES du jeu Mr Splash récemment développé par Project F (2007) lors d’une émission de télé réalité japonaise. Ce jeu a été édité à 101 exemplaires commercialisés pour la famicon (la Nintendo NES japonaise), l’éditeur français Omaké Books a eu l’autorisation d’éditer 50 cartouches du jeu pour la version PAL dont le contenu à été entièrement traduit en français (aucune cartouche PAL ne sera commercialisée).

Une des 101 cartouches japonaises de Mr Splash!

Ayant toujours perdu lamentablement aux courses de Mario Party qui exigeaient la capacité physique d’appuyer le plus vite possible sur une touche, je portais tous mes espoirs, de pouvoir jouer à ce jeu rare, sur la personne d’Eric (adepte des concours débiles avec mon grand consentement!), la règle du concours contraignant à un seul essai pas compétiteur, je serai donc sa bêta testeuse.
Le record de 97 venait de passer à 100 pressions en 10 secondes, lorsque j’eus l’objet en main. J’avais précédemment entendu que la moyenne tournée au alentour de 70 pressions. N’ayant que peu de foi en mes capacités, je me renseignais auprès de Tcho Bilout, le membre du staff mandaté pour régir le concours, sur le plus bas score atteint par l’assemblée… 39 serait le prix de ma dignité. C’est, donc, anxieuse de me ridiculiser que j’entamais mon essai, les yeux rivaient sur le compteur, mes doigts frottant les boutons. Dès que 39 fut atteint, je me décontractais et trouvais même le jeu amusant, ce frottement frénétique commençait à chauffer mes doigts ; qu’ils brûlent, c’est vraiment drôle !  Le compteur s’arrête net à la fin des 10 secondes et affiche 107 pressions. Etonnée et euphorique, je me trouve propulsée à la tête de la compétition.
Eric fait 100 – perplexe, je pense désormais que mon score n’est pas si facile à atteindre ; une ampoule commence à naître sur le bout de mon index.

Le Shooting Watch sur lequel nous avons joué ci-dessus est dédicacé par MEIJIN Takahashi.

Milieu de l’émission, Julien Chièze demande à Tcho Bilout l’état de la compétition, celui-ci annonce fièrement, qu’une fille mène au classement, j’offre à la petite communauté des gameuses, ce court instant de gloire, avienne que pourra pour la suite !  (Légère précision pour la postérité : nous n’étions que trois filles dans la salle).

Le temps passe et je reste couronnée. La fin du podcast sonne, Julien Chièze remercie chaleureusement Alexis Blanchet et Florent Gorges d’être venus, ravi que des chercheurs s’intéressent avec autant de sérieux au monde vidéoludique. On m’invite à venir les rejoindre, Julien Chièze me présente comme une joueuse, j’ai juste le temps d’ajouter ‘et chercheuse !’. Florent Gorges me remet le trophée convoité et une lettre d’authenticité, mon Mr Splash! porte le numéro 15. Il ne me reste plus qu’à racheter une console Nintendo NES, mon petit voisin, l’ayant mortellement fait chutée en s’emmêlant les pieds dans les branchements.

Même si objectivement tous les spectateurs n’ont pas participé au concours, je me fais féministe gasconne… et tel Cyrano à la porte de Nesle, j’ai battu, seule, cent hommes ; mon ampoule sera mon estafilade !

15ème exemplaire de Mr Splash! sur 50, encore 35 à remporter!

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L’Ile au Trésor par H. G. Wells

(article déjà publié sur le blog de recherche e-AdNM)

v.i.p roomportailla croix

Le collectif Ultralab a exposé dans le cadre du programme « terrain de jeu » du Jeu de Paume, L’île de paradis (version 1.15). C’est un subtil mélange entre l’univers de Stevenson qui transforme le Jeu de Paume en une île virtuelle truffée de passages secrets et l’univers de Wells qui le transpose en une époque incertaine où le musée serait recouvert par le sable, inhabité, désert.

galerie du Jeu de Paumecouloir du Jeu de Paume

L’espace est celui d’une île au trésor virtuelle mais sans sa carte, la seule laissée à notre disposition est celle, obligatoire, du plan d’évacuation du musée en cas d’incendie ou celle que nous avons en tête à force d’avoir parcouru, au gré des expositions, la battisse. Le collectif Ulralab a pourtant fait une carte intitulée L’île de Paradis, mais elle n’indique que les points réels de l’exposition, rien sur l’île. Une croix sur un mur est connectée avec tout un réseau de fil, c’est peut être dans le virtuel qu’il faut partir chercher.
Nous sommes seuls et nous parcourons un territoire à la fois connu et inconnu, mais à la recherche de quoi ?
Il y a toujours un objectif dans un jeu, peut être celui-ci est de trouver les passages secrets, ceux qui mènent vers l’envers du décors. Ce qui est excitant, c’est de partir à la recherche de ces contrées non exposées du Jeu de Paume, fictives ou réelles, ça n’a pas d’importance. Elles sont cachées dans l’île paradisiaque et sont son trésor. Et c’est au détour d’un escalier, sous cette virtualité tropicale riche en couleurs et en végétation, que nous tombons dans l’abîme d’une immensité grise. Une salle vertigineuse, remplie de blocs de béton virtuels, comme les déchets que l’île aurait entreposés, le derrière du virtuel. On peut descendre au cœur de la masse volumique par l’intermédiaire d’un très long escalier rappelant étrangement la forme de celui au fond du musée. Multiplié, il devient semblable à celui d’une cage d’escalier de tour HLM où la cage aurait disparue et où les blocs se seraient écroulés.
Nous sommes sous l’espace virtuel dans un dédale souterrain.

la salle grisel'escalier

Le temps est celui d’un futur post-apocalyptique ou d’un passé mythologique où l’espèce humaine aurait totalement disparue. On sait qu’on est arrivé bien après quelque chose : catastrophe naturelle, guerre totale, épidémie… la nature a repris ses droits sur la construction humaine, donc les humains ont disparu de cet espace. Les souterrains nous mènent parmi ces salles obscures à une sorte de plaine plantée de croix, on peut penser qu’ils sont tous morts. La question reste, comment ? À côté d’une porte close où en lettres d’or est inscrit le nom de Rose Vallant, une autre salle montre une réserve d’armes rangées contre le mur, entreposées en attente de resservir. Rose Vallant est comme une preuve (re)liant le Jeu de Paume à la guerre.
Mais pour enterrer les morts, il faut bien un vivant ? Pas de cadavre, pas de squelette, on est sur une île, il a pu être entraîné par les flots où il s’est échappé… ou encore… dans une autre salle, comme suspendu au milieu de fines passerelles, un cube lumineux blanc flotte, c’est une salle vide. C’est à cet emplacement que dans les films et les romans de sciences fictions se trouve le cœur de la cité, la vérité ou l’architecte !

cimetière?Rose Vallandla pièce lumineuse...

Le dispositif de L’île de paradis (version 1.15) permet une immersion en plusieurs strates, d’abord par les différents objets exposés en référence à l’île : sculptures, dessins, peintures, qui font partie de l’exposition réelle du Jeu de Paume, qui sont repris dans l’espace virtualisé du musée et peuvent servir de balise de repérage au visiteur virtuel. La seconde immersion se fait dans la déambulation de l’architecture virtuelle du Jeu de Paume, dans la découverte des souterrains secrets. Le visiteur intrigué part, en archéologue virtuel, à la recherche d’indices pour comprendre ce qui est arrivé ou ce qui va arriver dans ce monde si semblable au sien. Ultralab perce une partie de la frontière mythique entre le virtuel et le réel, L’île de paradis (version 1.15) devient un portail de téléporation d’un Jeu de Paume à l’autre.

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